Ce prieuré a cessé d'exister à la
Révolution. Certains bâtiments ont subsisté jusqu'à la fin du XIXe
siècle. On n'en possède à ce jour qu'une petite gravure sur un plan.
À son emplacement fut construite une maison bourgeoise, occupée
notamment par Octave MIRBEAU puis par l'association LA CAUSE fondée par
la famille DURRLEMAN. Cette maison a été démolie au début des années
1980 pour construire l'actuelle mairie.
LE DEUXIÈME CHÂTEAU D'EAU DU PUITS ARTÉSIEN
Tous les Carriérois connaissent le château d'eau du puits artésien,
construit au début du XXe siècle, en haut de l'avenue Ernest-Jolly.
Un deuxième château d'eau avait été construit juste à côté, financé en
partie par M. Vanderbilt. Il a été démoli dans les années 1960 pour
faire la bretelle de raccordement entre la Grande Rue et l'avenue de
l'Hautil.
LE CHÂTEAU D'EAU VANDERBILT AUX GRÉSILLONS
Ce château d'eau était situé près de la Seine. M. Vanderbilt l'avait fait construire pour irriguer son champ de courses.
Il en restait encore quelques vestiges au début des années 1960.
LE CHAMP DE COURSES VANDERBILT
Tout le monde connaît le château VANDERBILT aux Grésillons. Après avoir
failli disparaître, il a été restauré et il est devenu "Le Château
Éphémère".
W. K Vanderbilt avait construit ce manoir à proximité de son
champ de courses de chevaux. Il ne reste rien aujourd'hui de ce champ
de courses ni des écuries.
LA MAISON DE FER VANDERBILT
Cette maison, construite par W. K. Vanderbilt, était constituée
d'éléments préfabriqués en fer importés des États-Unis. Elle fut
démolie vers 1980.
LA CENTRALE ÉLECTRIQUE VANDERBILT
Cette centrale alimentait en électricté l'habitation et les installations du champ de courses.
LE PARC, LE POTAGER ET LE VERGER DU CHÂTEAU DE CHAMPFLEURY
Si le château de Champfleury existe toujours et a même été très bien
restauré, les parterres de sa terrasse, son parc arboré, son potager et
son verger ont disparu pour faire place à des logements collectifs au
début des années 1960.
LA FERME DE CHAMPFLEURY
À l'extrémité du parc du château de Champfleury se trouvait une ferme
(qu'on distingue sur la photo aérienne précédente). Il n'en reste
aujourd'hui que des ruines près du boulevard Pelletier.
LA VIEILLE FERME DES GRÉSILLONS
Située aux Grésillons, cette ferme fut détruite en 1985.
LE BARRAGE À AIGUILLES ET L'ÉCLUSE DE DENOUVAL
À l'extrémité nord de l'Île de la Dérivation se trouvait autrefois un
barrage à aiguilles construit au début du XIXe siècle. Une écluse y
avait été intégrée pour permettre le passage des bateaux.
L'ensemble a été démoli dans les années 1980 et remplacé par un barrage moderne.
L'ANCIENNE MAIRIE ET LES ANCIENNES ÉCOLES
Sur l'actuelle place de l'église Saint-Joseph se trouvait autrefois un ensemble de bâtiments démolis dans les années 1960.
On y trouvait la mairie, des écoles, le presbytère, la salle de l'orphéon, le local des pompiers.
L'ANCIEN PONT SUR LA SEINE
Jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, la traversée de la Seine se faisait
par un pont datant du Moyen Âge. Il fut endommagé en 1940 puis détruit
en 1944.
Il n'en subsiste aujourd'hui que quelques arches de part et d'autre du fleuve.
LE RESTAURANT DU MOULIN DE LA REINE-BLANCHE
Près du vieux pont se trouvait un hôtel restaurant. Il fut transformé
en clinique après la Seconde Guerre Mondiale puis détruit lors de
l'aménagement du quartier des Bords de Seine.
LA CHAPELLE DES GRÉSILLONS
Construite à la fin du XIXe siècle dans le nouveau quartier des
Grésillons, elle fut agrandie dans les années 1930 avant d'être démolie
vers 1970 pour être remplacée par un bâtiment préfabriqué, puis dans
les années 1980 par l'actuelle église Saint-Louis.
LE LAVOIR CHAUTEMPS
Au début du XXe siècle, deux lavoirs furent construits à
Carrières-sous-Poissy : l'un situé en bas de la rue Sainte-Honorine,
alimenté par l'eau du puits artésien, l'autre à l'emplacement du
boulevard Pelletier au niveau de la rue du Stade, alimenté par un
drain. Les deux ont été démolis.
LA LIGNE DE CHEMIN DE FER DE POISSY À PONTOISE
Cette ligne, inaugurée en décembre 1912,
n'eut qu'une existence éphémère. Suspendue durant la Guerre 14-18, elle
reprit ses activités au début des années 1920 pour être finalement
abandonnée en 1933. Les rails sont restés dans la Grande Rue jusque
dans les années 1970, et il ne subsiste aujourd'hui que la gare,
transformée en maison d'habitation, route d'Andrésy, devant le château
de Champfleury, ainsi qu'un petit pont dans les Escarpements.
L'USINE DANOIS ET L'USINE DU BRONZE COMPRIMÉ
Construite après la Seconde Guerre Mondiale, l'usine DANOIS, située sur
la route d'Andrésy, devant le château de Champfleury, produisait des
accessoires chromés, principalement pour l'industrie automobile.
Elle fut démolie et remplacée par une zone pavillonnaire. Un peu plus
loin, toujours sur la route d'Andrésy, se trouvait une autre usine : le
Bronze Comprimé.
SOUS LES SAULES
Tous les anciens de Carrières se
souviennent de ce terrain communal. Chaque année, début septembre, s'y
déroulait la fête communale. Le jeudi après-midi, les religieux
salésiens de Denouval y organisaient des activités sportives dans le
cadre du patronage. Ce terrain a été vendu à SIMCA et appartient
aujourd'hui à PSA.
LA PLAINE
Terminons cet inventaire du patrimoine disparu par la plaine de Carrières. Ce n'est bien
sûr pas un monument, mais cette plaine a fait vivre les Carriérois
durant des siècles. Une partie a été construite, une autre est en
friches, parfois squattée, parfois lieu d'abandon de déchets divers,
suite à une décision préfectorale d'y interdire l'agriculture.